Navimow Common Ground
Brand content pour Segway Navimow
En 2025, Segway Navimow nous confie la réalisation d’une série de cinq films de marque, destinés à ancrer la tondeuse robotisée dans le paysage européen. L’enjeu : transformer un produit tech chinois en compagnon naturel des plus beaux domaines d’Europe, du château suédois au stade de football allemand, en passant par un hôtel de luxe sur les rives du lac de Thoune.
Chaque film repose sur un principe : des gens réels, dans des lieux réels, avec un robot qui tond. Mais chaque film porte une charge émotionnelle différente. L’histoire séculaire d’un domaine fondé en 1611. L’obsession de précision d’un hôtelier suisse. L’engagement écologique d’une châtelaine allemande. L’esprit d’équipe d’un club de football de Lübeck. L’improvisation heureuse d’un propriétaire de château français et de sa mère, la veille d’une réception.
Le format donne aux jardins, aux prairies et aux façades historiques une respiration cinématographique qui tranche avec les codes habituels du brand content. Nous travaillons en direct avec l’équipe de Segway Navimow, sans intermédiaire créatif entre Lausanne et Shanghai.
Cinq lieux. Cinq pays. Quelques semaines de tournage avec la météo européenne de septembre en joker permanent. Les équipes se déplacent de ville en ville, en conditions réelles, sans studio ni reconstitution. Ce qui se voit à l’image.
Grönsöö Castle, Suède
Fondé en 1611, le château de Grönsöö est posé sur une presqu’île du lac Mälaren comme un tableau flamand qui aurait décidé de rester vivant. Jardins géométriques, intérieurs préservés, un verger dont Jacob von Ehrenheim connaît chaque variété. L’endroit n’a pas besoin d’être mis en scène. Il suffit d’arriver avec la bonne focale.
Jacob von Ehrenheim appartient à une famille qui a la charge du domaine depuis des générations. Il est à la fois propriétaire, gardien et narrateur. Son rapport au temps long donne au film sa colonne vertébrale : la voix de quelqu’un qui pense en siècles, et qui finit par adopter une machine. Sa conclusion dit tout : “Who would have thought, back in the 17th century, that the servant of this park would one day be a robot?”
Le script joue sur un retournement. Jacob était sceptique vis-à-vis de la technologie, et il le dit. Puis le Navimow s’est glissé dans les jardins avec une discrétion désarmante, a tourné délicatement autour d’une statue, et s’est arrêté à ses pieds. L’adoption ne se décrète pas. Elle se filme.
Les vues aériennes des jardins en anamorphique font de la géométrie du domaine quelque chose de presque abstrait. Jacob, seul dans le paysage, devient minuscule, à peine un point dans la vastitude du cadre. C’est là que la lumière de fin de journée sur le lac fait le reste.
La biodiversité
Ippenburg est l’un des domaines privés les plus extraordinaires d’Allemagne. Jardins foisonnants, faune sauvage, fleurs en cascade : le château du XIXe siècle est enveloppé d’une nature qui n’a pas l’air d’attendre la permission de qui que ce soit pour exister. Un lieu qui donne ses images avant même qu’on ait posé la caméra.
Zerlina von dem Bussche parle de biodiversité avec la précision d’une botaniste et la conviction d’une militante. Elle a repris le domaine avec une idée fixe : en faire l’un des jardins les plus durables d’Allemagne. Quand le Navimow entre dans le cadre, elle le regarde arriver avec une tendresse légèrement amusée, presque comme on accueillerait un hérisson au détour d’une allée. Sa punchline résume le film en une phrase : “Sometimes, the last innovation brings us closer to nature. Surprising, isn’t it?”
Le concept joue sur une idée contre-intuitive : la technologie comme alliée de la nature. Le Navimow électrique, silencieux, respectueux des animaux, s’intègre dans la logique de Zerlina sans effort et sans qu’on ait à le souligner. C’est elle qui fait le travail de conviction. On n’a eu qu’à la filmer.
Le film s’ouvre sur des images de jardin qui ressemblent à de la peinture botanique animée : fleurs, insectes, herbes denses, lumière du matin. L’esthétique tranche avec les codes habituels du brand tech. C’est un parti pris assumé : montrer la nature d’abord, le produit ensuite.
Sur les rives du lac de Thoune, le Schloss Schadau incarne ce que le luxe helvétique a de plus accompli : un soin qui ne se voit pas, une précision qui ne s’entend pas. Les Alpes en arrière-plan, le lac en miroir, le jardin immense qui descend jusqu’à l’eau. Un cadre qui pose le film avant même que Roger Lehman ouvre la bouche.
Roger Lehman dirige l’établissement avec la rigueur tranquille d’un chef d’orchestre qui n’t pas besoin de lever la voix. Sa façon de gérer l’hôtel ressemble à un ballet perpétuel réglé au millimètre. Quand le Navimow arrive à ses pieds sans qu’il l’ait entendu approcher, il comprend immédiatement : “Did you notice? I didn’t hear it arrive. That is discretion.” Il n’avait pas prévu cette réplique. Elle s’est imposée.
Le film s’ouvre sur des gestes de service : un verre déplacé de deux millimètres, une nappe ajustée bord à bord, un chef qui pose la dernière feuille d’herbe sur un plat gastronomique avec la concentration d’un horloger. Le propos est posé sans qu’on ait dit un mot. La discrétion comme valeur suprême du luxe, et le Navimow qui s’y inscrit comme une évidence.
Roger filmé de loin dans le jardin, petit dans l’immensité du cadre, le lac et les Alpes derrière lui. En anamorphique, la profondeur de champ devient vertigineuse. La scène a la qualité d’un plan de Kubrick : l’homme est seul, le paysage est immense, la machine s’arrête à ses pieds à l’heure dite.
Le stade du VfB Lübeck, tôt le matin. La brume se lève sur la pelouse, les premiers rayons traversent les tribunes vides. Un terrain de football à cette heure-là a quelque chose d’un peu sacré : c’est l’endroit où tout se prépare, avant que ça commence vraiment.
Peter Behncke est responsable des terrains. Sa crédibilité tient à sa sobriété : il dit ce qu’il pense, dans l’ordre, sans fioriture. Les joueurs improvisent autour de lui avec légèreté, mais c’est lui qui ferme le film avec la phrase qui compte : “That’s what trust is. Reliability. These are the qualities that make him a true member of the team.” Un responsable terrain qui parle de confiance comme un entraîneur. C’est exactement ça.
Le Navimow porte le maillot floqué du numéro 12. C’est l’image centrale du film, et l’une des plus mémorables de la série. Les joueurs improvisent leurs répliques autour de cet équipier improbable, qui ne simule pas de blessure, qui est là avant tout le monde chaque matin, et qui roule jusqu’au ballon avant de faire le tour. Personne n’avait répété cette dernière scène.
Vue du ciel, les trajectoires des joueurs à l’échauffement et celles du Navimow sur le gazon se répondent sans qu’on l’ait planifié. Une chorégraphie accidentelle qui finit dans le montage, et qui dit visuellement ce que le film dit en mots : précision, régularité, présence.
Le château de Bagen est une maison de famille dans la région occitane : XIXe siècle, pierres apparentes, pelouses généreuses, ce charme légèrement désuet des demeures qui ont abrité plusieurs générations sans jamais chercher à faire moderne. Guillaume l’entretient avec sa mère. Deux personnes pour un domaine entier.
Guillaume parle de son Navimow comme d’une “petite merveille”, avant même qu’on sache de quoi il s’agit. Sa mère est le personnage secondaire du film, et l’un de ses moments les plus forts : c’est elle qui, seule, le jour d’une réception, ouvre la boîte du Navimow fraîchement commandé, le connecte et le pose dans le jardin pendant que son fils est encore en route. Ce plan ne figurait pas vraiment dans le script. C’est souvent les meilleurs.
La structure joue sur un retournement temporel : l’avant et l’après. L’avant, c’est six heures de tonte au moteur thermique, le bruit, l’odeur de l’essence, la vieille tondeuse qui refusait de démarrer la veille d’une réception. L’image se fait stressante, oppressante, la palette change. Puis tout revient à la sérénité. Guillaume allongé dans l’herbe, les yeux fermés, une tige entre les dents, pendant qu’un Navimow tond des cercles concentriques autour de lui.
Château Bagen filmé dans la lumière de fin septembre : longue, dorée, légèrement mélancolique. Les optiques anamorphiques en font quelque chose à mi-chemin entre le documentaire de patrimoine et le film d’auteur. C’est le film le plus chaleureux de la série. La technologie n’y est qu’un prétexte pour parler de ce qui compte vraiment.